La révolution verte passe par la beauté ! Fini phénoxyéthanol, polyéthylenglycols, parabens et autres substances barbares déversées sur nos cheveux. La gamme de shampooings bio se développe et devrait bientôt envahir vos salles de bains. Sceptique ? Quelques raisons de préférer la beauté made in bio.

Le shampooing bio est composé d'ingrédients d'origine végétale et minérale Crédit photo : © Santje - Fotolia.com
Il est loin le temps où les premiers shampooings, conçus par nos amis anglais au XIXème siècle, étaient composés de savon noir et de cristaux de soude. L’avènement de la pétrochimie a changé la donne : les substances synthétiques ont pris d’assaut nos flacons devenus, entre temps, bouteilles en plastique. Pour exemple prenez le SLS, Sodium Laureth Sulfate. Il fait partie de la charmante famille des détergents. Cette substance présente dans le shampooing classique sert également à décaper les graisses de moteurs et les sols industriels. Selon le Dr Constantini, le SLS « irrite la peau et la décape de son film hydro-lipidique protecteur, induisant une perméabilité accrue aux allergènes. Il provoque des lesions type eczéma, favorise le passage de nitrates et autres toxiques à travers la peau ». Si seulement le constat se cantonnait à cela… mais d’autres substances considérées comme dangereuses, parabens, collagène, PEG, sont aussi présentes.
La solution ? Le b-i-o
Le shampooing naturel est dépourvu de conservateurs de syntèse, d’OGM, et de dérivés pétrochimiques. Il est composé d’ingrédients d’origine végétale et minérale : huiles d’olive, huiles d’argan, plantes, hydrolats. L’acide citrique, présent dans le citron et donc naturel, fait office de conservateur. Son efficacité est la même qu’un shampooing ordinaire mais il a l’avantage d’être hypoallergénique.
Quel shampooing bio choisir ?
Les labels tels Cosmébio, BDIH et Ecocert, permettent d’avoir une visibilité sur le produit. Le label cosmébio par exemple, n’est accordé que si le produit contient au minimum 95 % d’ingrédients naturels ou issus de l’agriculture biologique. Les procédés d’obtention doivent être non-polluants (hydrolyse, estérification), les emballages biodégradables ou recyclables. La gamme de produit Arbre vert a mis en place un système de recharge de bouteille. Les défenseurs de la cause animale peuvent dormir tranquille, l’éco-label exclut tout test sur les petits compagnons.
Et si certains argumentent encore que le bio c’est pour les bobos : faux. Les prix des shampooing naturels s’alignent sur ceux du marché. Comptez 4 euros pour un produit Arbre Vert.
Toujours sceptique ?
Emmanuelle Outtier
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